Non, je ne veux pas commenter. 

Je ne veux pas donner d'avis sur la "polémique" qui a été lancée en France sur cette tenue appelée burkini que certaines femmes musulmanes portent pour se baigner à la plage. 

Je ne veux pas rentrer dans ce jeu là. Je suis féministe et je ne veux pas être utilisée comme caution au service de motivations douteuses. Je ne veux pas que des politiciens qui ne sont même pas féministes me dictent leurs priorités et me disent ce qui est prioritaire pour les femmes. Je ne veux pas disserter pour décréter que telle ou telle tenue n'est "pas compatible avec la République" (quel rapport, d'ailleurs ?). 

Je ne veux pas être une féministe qui sert d'idiote utile à l'islamophobie ambiante, contrairement à d'autres féministes qui ont sauté à pieds joints là dedans depuis longtemps. 

Je ne veux pas prendre position sur cette "polémique" du burkini car je refuse les termes du "débat" tels qu'ils sont posés. Je ne veux pas suivre les règles d'un jeu dont les dés sont pipés. 

Je ne veux pas décréter qu'une femme a l'obligation de montrer telle ou telle partie de son corps pour avoir le droit d'accéder à la plage. C'est contraire à l'idée que je me fais du féminisme. Mon féminisme n'est pas celui qui conduit à soutenir des hommes en uniforme ordonnant à des femmes de se déshabiller pour avoir le droit de se baigner dans la mer. Mon féminisme n'est pas islamophobe et pas autoritaire, et ne passe pas par des amendes qu'on met à des femmes pour les "libérer" de force. Je me fous de savoir si une femme qui va se baigner dans la mer se met toute nue ou met un maillot de bain ou garde une tenue plus couvrante. C'est son foutu droit de mettre absolument ce qu'elle veut pour se baigner sur une plage publique

Les féministes islamophobes, on vous voit. On vous voit avec vos expressions ridicules, "pro voile", et maintenant "pro burkini", qui ne veulent rien dire et sont mensongères, et ne sont là que pour déformer les propos des féministes qui ne pensent pas comme vous. Vous êtes à mes yeux de plus en plus indécentes. Vous n'êtes pas mes soeurs et je ne veux rien avoir à faire avec vous.